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Here we are, at the end of our "route" a few
hours before our flight back home takes off. How to resume in a few lines 500
days of traveling? Not easy, but we'll give it a try:
December 2009, we are leaving to live the dream
of our live but
also to find some answers concerning our life style. We therefore included some
potential candidates for an expatriation in our route and were waiting to see
if we were going to fall in love with one of them. However, after traveling
through 3 continents and visiting 16 countries, we liked more than one but not
enough for an expatriation. For the moment we therefore prefer to adopt the 6
months / 6 months lifestyle: 6 months in Europe (Auvergne
for the moment) and 6 months of traveling when it gets cold in Europe. Because one of the conclusions we can draw from
this trip is how important the weather is, during our trip we only had about 15
days of rain and we skipped 2 winters in Europe.
And I can't stress enough the influence of the sun on my mood. And what a
pleasure to walk in flip flops all the time J
Along our trip a lot of people told us that we
were lucky!! Lucky
to be able to travel for this long, to get a taste of real freedom. And it is
true that during 500 days we no longer had to worry about house keeping,
shopping for groceries, alarm clock in the morning, work stress, paying the
bills, but only living day by day, not knowing where we would be the week
after. Going out for dinner every day, discovering delicious exotic dishes and
enjoying life as it comes. What else do you need?
But 500 days of traveling also means: changing hotel every 2-3 days (we
stayed at 155 different hotels), 20000 road kms in Australia and New Zeland,
more than 800 bus hours (only counted in South America), the same clothes and
shoes again and again, packing and unpacking the backpack, watch out for your
stuff all the time, cold and even dangerous showers, spending more than 20
nights in a bus, going through a bus accident...
Discovering
Chinese toilets (burkkkkk), the on going attempts to rip you off in Vietnam
(but we still love this country). Missing good coffee, chocolate, our house
(our bed, breakfast on the terrace, apero etc). And going through different
emotions from euphoric to melancholic, sometimes feeling lonely, far away from
friends and family.
However, the balance is definitely very
positive, and at
the end we're already dreaming of new travels, to discover new horizons. We are
coming back carrying memories of unforgettable moments and new acquired
experiences. To mention some: the importance of our little laptop (Skype,
Facebook and gmail), the easiness with which we adapted ourselves to a new
country, a new town, and new local habits, the importance of speaking its
languages (it is true that we had more interactions with the locals in south
America than in Asia), the discovery of snow capped mountains higher than
5000m, or a salt lake at dazzling heights.
The
discovery of different animals, in
particular the Koalas with the star "Brutus", or the thousands of parrots that
we met everywhere around the world, the discovery of different clothing styles
and all kind of hats (I'm still wondering how the Bolivian women keep their hat
on their head), the great feeling of liberty, especially when we traveled with
a van in NZ and Australia, the discovery of free camping, encountering
different people of different cultures, discovering that you are not the only
one being crazy to leave everything behind, and last but not least: after
spending 500days together, 24/24, we still enjoy being together !!!
Surely, the return to earth is not going to be
easy. A friend of
us warned us: you are going to feel like an alien for a moment. But we're not
dreading the return, because we'll have a lot of things to take care about, not
to mention the selection of the pictures that we want to print and enlarge
(amongst more than the 10000 I took). We're looking forward to meeting friends
and family again, to share our memories with them. Meeting up with the friends
we met during our travels. But we also will again enjoy the simple things of
daily life: mowing the lawn, taking care of the garden, cooking our own meals,
playing music, doing sports, having nice aperitifs on our terrace etc.
And what
about WORK?? I might consider picking up
work again, as for Philippe: ask him that question again in 6 months J
A conclusion? We asked a French artist who established
himself in Venezuela
after having traveled all over the world: why this particular spot and not
somewhere else. His answer was: why not here? You know, in every spot you will
always find what you bring along yourself. So it is not the spot that matters,
but yourself. We couldn't agree more.
Petit bilan de fin de voyage
Cà y est, le bout de notre route, plus que quelques heures avant le vol
retour de Buenos Aires. Comment résumer en quelques lignes un voyage de 500
jours et faire en sorte de ne pas vous endormir avant la fin ? Pas facile,
on va quand même essayer...
Décembre 2009, nous
partons à la recherche de certaines réponses concernant notre style de vie
futur. Inge programme donc le voyage afin qu'il fasse beau dans les pays
susceptibles de nous convenir pour une expatriation. Objectif largement
atteint, car après 500 Jours de voyage, pas plus de 15 jours de pluie! (Inge est
vraiment GPS en OR). Au bout du chemin, après de multiples rencontres, quelques
certitudes. Nous ne sommes pas les seuls à se poser les mêmes questions, nous
avons le sentiment d'avoir accompli quelque chose qui comptera dans notre vie,
et, nous n'avons pas de regret d'avoir rompu les amarres pour accomplir notre
rêve de « jeunesse ». Après avoir parcouru 3 continents, 16 pays,
nous espérions tomber amoureux d'un endroit mais, pas de bol, nous en avons
aimé plus d'un: cruel dilemme. Nous avons donc opté pour le futur, un style de
vie 6mois en Auvergne (Europe ?...) et 6 mois en voyage plutôt qu'une
expatriation définitive. Il nous reste à présent pas mal de petits détails à
valider mais la réflexion est déjà bien avancée.
Au cours de ce voyage beaucoup de gens nous on dit qu'on avait beaucoup
de chance! C'est vrai qu'un tel
voyage procure un réel sentiment de liberté. De plus, fini le ménage, les
courses au super marché, les embouteillages, le réveil matin, stress du travail.
Du soleil et encore du soleil, des plats exotiques à la pelle, des restaurants
succulents à prix modiques presque tous les jours, de superbes plages, que
demander de plus...
Mais 500 Jours de voyage c'est aussi: changer de literie tous les 2-3 jours (155 hôtels différents), 20000 kms
en Australie en Nouvelle Zélande, plus de 800hrs de bus en Amérique du Sud. Les
mêmes vêtements tout le temps, faire et défaire ses sacs des centaines de fois,
faire attention à ses « biens » en permanence, ne pas toujours se laver à l'eau chaude,
laver son linge de corps dans la salle de bain, se raser parfois sous la
douche. C'est aussi la découverte des toilettes chinoises (Oups...), les
tentatives d'escroqueries quasi quotidienne au Vietnam. Fini nos bons cafés, le
bon chocolat, notre maison (apéro, petit déjeuner en terrasse, moments au coin
du feu, nos confitures...notre lit!). Et c'est parfois, avoir des états d'âme:
envie de rentrer, pas envie de rentrer du tout... Se sentir parfois
« seuls », loin de ses amis et de la famille...
Cependant, cela en valait largement la peine, car nous revenons avec une
envie encore plus forte de découvrir d'autres horizons. Nous revenons avec
pleins de souvenirs inoubliables et enrichis de nouvelles expériences. Entre
autre, on réalise: l'importance
de l'ordinateur portable, Skype, Facebook, Google et que l'on vit très bien
avec deux sacs à dos, la facilité avec laquelle on s'adapte à un nouveau pays,
une nouvelle ville, une nouvelle cuisine. L'importance de parler la langue du
pays, cela a rendu le contact avec les locaux plus facile en Amérique du Sud et
en Océanie qu'en Asie! La découverte de sommets enneigés à plus de 5000-6000m,
des lacs de sel. La découverte des Koalas et tout particulièrement de Brutus,
des perroquets, toucans, des différents habits traditionnels et un sentiment de
liberté, tout particulièrement lors de nos deux voyages en Van (Australie &
Nouvelle Zélande). La découverte du camping sauvage: un vrai régal! La
rencontre avec d'autres personnes et d'autres fous de voyage qui nous font
réaliser que nous sommes loin d'être les seuls à avoir tout quitté, la
découverte du Monde avec nos propres yeux. Les multiples rencontres qui ont
définitivement enrichies notre voyage. Enfin,
se retrouver 500 Jours 24Hrs/24 ensemble; on a rattrapé le temps perdu après 18
ans de vie commune passée pour la plupart du temps « à se courir
après »!
Certes, le retour sur terre va être sport, et, comme nous a prédit un
ami, « vous allez vous sentir comme des extra terrestres pendant un petit
moment ». Nous ne sommes
toutefois pas inquiets car pleins de choses nous attendent à notre retour, sans
parler des 10000 photos prises par Inge qui devront être triées en vue
d'encadrements futurs. Il nous tarde de passer pleins de soirées avec la
famille et les amis, de partager leur vécu et le notre pendant tout ce temps.
Nous allons aussi retourner à des choses toutes simple qui font le charme de la
vie comme tondre le gazon, tailler les arbres, se préparer des bons petits
plats, retrouver nos petits apéro sur notre terrasse, reprendre la peinture, la
musique, le sport. Sans oublier de préparer notre prochain voyage! En ce qui
concerne le « Travail », Inge se reposera, peut être, la question
bientôt, pour ma part je dois avouer que je commence à bien avoir pris le pli
aussi je me reposerai la question un peu plus tard!.
Une conclusion ? Nous
avons demandé à un artiste Français qui s'est établit au Venezuela après avoir
parcouru le monde: « Pourquoi t'es tu posé ici et pas ailleurs ?». Sa
réponse a été: « Et pourquoi pas ici ? Vous savez, quand on
voyage on ne trouve généralement que ce que l'on apporte, alors ici ou
ailleurs!». La réponse nous semble plus que judicieuse.
Our last night in Buenos Aires together with Laura and Yann
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Publié à 06:40, le 28/04/2011, dans K Argentina, Buenos Aires Mots clefs : |
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Our last
month was one in which we definitely enjoyed the good things of life:
travelling at a slow pace, tasting good food, huge ice creams and last but not
least good wines. Yes, we are back in Argentina
again and finally visited the north which turned out to be our favourite part
of Argentina.
We crossed the border from Bolivia
and visited the "Quebradas" of the North. Beautiful landscapes: valleys with
coloured rocks, huge cactuses and adobe villages. Our favourite village was
definitely Iruya, it took us 3 hours
to get there by a very bumpy road and at the end of the road a little village
perched on a rock waited for us. Spectacular landscapes surround this village.
The second
discovery was the wine of Northern Argentina, around Cafayate and around Mendoza. In Cafayata we were seduced by the fresh,
fruity Torrentes, a grape uniquely produced in Argentina and so far one of our
favourites. Around Mendoza
we mainly tasted the well known Malbec in several "bodegas", although we liked
the wine we preferred the environment of Cafayate, far less commercial. In both
regions we definitely preferred the "organic" wines.
We spent
our last days in Buenos Aires and although we had been there several times we
managed to visit places that we had not seen before, like the insides of the
government house (casa rosada), the old Jesuit quarter, the Congreso and the MALBA (Museum of Modern
Art).
And here we
are on this Wednesday night, packing our bags one last time, and invited by
Yann (the owner of the B&B La
Querencia) to enjoy a last dinner together. All good
things come to an end......
Le dernier mois de notre voyage autour du monde
Lors de notre dernier
mois de voyage nous avons réellement apprécié les bonnes choses de la
vie : voyager à un rythme lent, excellente nourriture, énormes glaces
faites maison, énormes steaks et bons vins. Oui, nous sommes de retour en
Argentine de nouveau et nous visitons cette fois ci le nord du pays qui sera en
fait notre région préférée d'Argentine. Nous traversons donc la frontière de
Bolivie et arrivons dans les « Quebradas » du nord du pays. Paysages
arides splendides de canyons aux couleurs variées avec comme gardiens de ces
lieux enchanteurs des milliers de cactus. Notre village favori restera Iruya. Après 3 heures de bus à travers
des routes de terre sinueuses (col à 4000m) on arrive dans un « cul de
sac » où se loge le petit village perché sur son rocher. Paysages
grandioses ainsi que ballades merveilleuses.
Avec Cafayate et Mendoza nous entamons un autre type de visite, celle des caves à
vin ! Cafayate nous a beaucoup séduit par ses Torrontes frais et léger,
fabriqué à partir de raisins « Torrontes » cultivés uniquement en
Argentine. A Mendoza nous avons dégusté pas mal de Malbec dans plusieurs
Bodegas mais il faut bien l'avouer cela était un peu plus commercial qu'à
Cafayate. A noter que nous avons préféré les vins Bio aux autres vins !
Nous passons nos
derniers jours de baroudeurs à Buenos
Aires et, même si nous avons déjà passé pas mal de jours ici, nous en
profitons pour peaufiner notre connaissance de la ville. Visite des bâtiments
officiels du gouvernement (Casa Rosada), du Congrès, des maisons Jesuites...et un
petit peu d'art avec le musée de l'art Moderne (MALBA).
Et nous voici arrivés
au Mercredi 27 Avril, veille du départ, nous faisons nos sacs pour la dernière
fois, avons été invité par Yann (propriétaire du B&B où nous logeons
« La Querencia
de Buenos Aires ») pour passer la dernière soirée chez lui et réalisons
que toutes les bonnes choses ont une fin.
A last picnic in Buenos Aires
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Publié à 22:58, le 27/04/2011, dans K Argentina, Buenos Aires Mots clefs : |
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I see you
scratching your head and saying to yourself: didn't they already visit Bolivia before?
Yes we did and you might wonder why we're back again in Bolivia. Actually,
we had one main reason to come back: the Carnival
of Oruro. Since we heard about it (some 6 months ago) we wanted to see it.
We heard that it was a spectacular carnival, second after Rio
and UNESCO classified. And after all, Bolivia
was just next door to Chile
and Argentina
so why not take the opportunity and see it...
The Carnival is a religious festival devoted
to the Virgen del Socavan (Our Lady of the Mine shaft) and takes into account
different cultural traditions and rituals. The most important presentation is
the Saturday parade, when the dancers pass through the city streets, dancing
for hours and hours and ending up in front of the church where they receive the
blessing.There are
several different dances of which the Diablada is the most spectacular. Most
stories behind these dances go back a long time and form part of legends which
of course we did not all gather.
A few
months ago we already start looking for a place to stay, as we heard that every
hotel would be full and prices would be at least 5 times the normal rates. And
indeed, rooms that would cost 10 USD could be booked for 60 USD and the cash
needed to be transferred immediately. I did not really like this system and
luckily through a travel forum I met a guy who had family over there and he
arranged for us a room at a family to stay in. So when we arrived from Chile we were
picked up by his friends, the Bomberos (voluntary fire men) and brought to the
family. And they really were very sweet, very nice. We felt at home, when we
came back from a cold day they awaited us with a cup of Matecito (herbal tea)
and one night when we arrived a little bit later than usual we had the whole
family awaiting for us worried that we got lost.
Back to the
Carnival. Although the main representation was on Saturday, it was advised to
be there already on Thursday for the Anata Andina: a procession of the
villagers around Oruro.
A more traditional procession with a lot of music and costumes. So we arrived
Wednesday night from Chile
and assisted at this parade next day. Luckily that we had come a few days
earlier because we suffered both from the latitude: headache and a racing heart
for me. And as this was not enough yet, we had another mishap: my camera caught
water and did not work anymore!!! A huge disappointment for me and I was quite
frustrated. But as we have a certain responsibility towards you to show you our
pictures (J) we bought a cheap compact one. So
please bear with me if the quality of the pictures is not the same as before...
For the
main parade on Saturday and Sunday terraces were build all along the route and
a place needed to be purchased. So that is what we did on Friday. Depending on the position along the route prices
varied from 10 till 70 Euros. And then the spectacle could start, and a
spectacle it was indeed !!! Amazing, spectacular costumes, dancing people all
around from early in the morning till late at night and the locals amusing
themselves on the terraces, especially at night. It seemed liked they gave free
rein to their emotions, all accompanied by a lot of alcohol. Kids and teenagers
amused themselves with foam and water pistols, something we not always
appreciated. On Sunday the whole thing
was done over again, but less formally. It really was worth the detour.
Difficult to describe and I think that the pictures will tell more than I can
do here with words.
And the
icing on the cake was the visit to the thermal baths Monday morning together
with "our" family. We had to get up very early and did not really understand
why until we came to the baths. At 7 am it was almost full. But the water was
deliciously warm and we soaked away our carnival fatigue in the warm water..........;
The second
reason to go back to Bolivia
was to visit the Jesuits Missions,
east of Santa Cruz.
From the late 17th century, Jesuits established settlements, called "reducciones"
in Bolivia's
lowland, building churches, establishing farms and instructing the indigenous
in religion, agriculture and music. They only lasted for 70 years but their
influence is still noticeable today: every small village has a music school
where they teach music and once a year a baroque festival is held. The churches
have been classified UNESCO and most of them have been restored, sometimes
beyond their original version. But not only were the churches interesting to
look at but also the villages and the village life. To get there was quit a
pain as most of the roads where dirt roads and very bumpy but they took us
through nice tropical forest and we spotted a lot of tropical birds, amongst
others a few toucans.
After the
Mission Circuit we visited Samaipata
and then went south to Tarija, the
wine region of Bolivia (yes,
Bolivia
does produce wine). We rented bikes and braved 60 km to taste some of these
wines. Frankly, they were not worth the hard bicycle ride to get there. Our last
destination in Bolivia
was Tupiza, a town we already
visited before but where we spent a few extra nights to discover the fabulous
region by foot.
And now
we're back in Argentina,
for the last stretch of our trip... in 4 weeks time we go back home...
Bolivie, deuxième
visite.
Et oui, il n'y a pas d'erreur,
on est bien retourné en Bolivie, vous suivez bien ! La principale raison était
d'être présent pour le Carnaval d'Oruro.
Nous en avions entendu parlé il y a 6 mois et nous voulions à tout prix y
assister. Carnaval haut en couleur, 2ème après le carnaval de Rio et
classé au patrimoine Unesco. Nous étions tout près, Nord du Chili, alors on
était plus à un passage de frontière près !
Le Carnaval est avant
tout un évènement religieux, dédié à la Vierge de Socovan (Vierge de la Mine) et prend en compte
beaucoup de rituels traditionnels. Le plus important d'entre eux est le défilé
du Samedi lorsqu' une foule de danseurs défilent dans les rues en direction de
l'église en haut du village pour y recevoir la bénédiction. Plusieurs danses au
programme de ce défilé majestueux mais la plus spectaculaire est la Diablada. Le diable et ses
acolytes y sont symbolisés et la danse véhicule depuis des siècles des légendes
et croyances locales.
Vouloir participer au
festival est une chose, trouver un hôtel à prix raisonnable en est une autre!
Les prix flambent pendant le carnaval et une chambre toute simple à 10US$ passe
vite à 60US$ avec obligation de payer à l'avance par virement bancaire. Coup de
chance pour nous, Inge trouve via un forum de voyage une famille qui nous
hébergera 5 nuits pour une somme modique et avec un accueil vraiment
chaleureux. A notre arrivée, on est accueilli par les pompiers volontaires de
la ville, puis conduit dans le 4x4 rouge des pompiers vers notre maison
d'accueil. Après une petite pause, visite guidée de la ville. Accueil vraiment familial
de ces gens qui, lorsque nous rentrerons un peu tard un soir, nous attendrons
inquiets qu'il nous soit arrivé quelque chose de grave!
Mais revenons au
Carnaval, même si le défilé officiel démarre le samedi, il est conseillé d'y
être dès le jeudi afin d'assister au défilé « Anata Andina »: procession des villages alentours à symbolique
religieuse. Procession costumée très traditionnelle accompagnée de musique tout
du long. Nous sommes donc arrivés le mercredi à Oruro pour assister à ce défilé
et nous avons bien fait car nos avons « un peu souffert » pendant 2
jours du mal d'altitude suite à notre montée rapide en bus de 0m vers
4000m ! Pas de bol, après le mal de tête, la caméra de Inge a pris l'eau
et on a du acheter à la va vite un petit appareil photo numérique pour
immortaliser ce festival !
Jusque très tard la
vielle au soir, les gens construisent les gradins pour permettre aux
spectateurs d'assister aux défilés du Week-End. Fonction de l'emplacement, l'on
paye entre 10 et 70 Euros pour avoir une place assise (le salaire moyen ici est
de 120-150 Euros/mois). Une fois acheté nos places assises, on peut enfin
admirer le spectacle! Coloré, surprenant, costumes resplendissants (parfois
loués pour l'occasion car trop cher), groupes de 70-150 personnes dansant et
jouant de la musique de 7Hrs du matin à tard le soir.
Le spectacle ne serait pas complet sans les activités de rues des jeunes et
moins jeunes. A savoir, lancer de boules d'eau, pistolets à eau et bombes de
mousse. Arroser le tout de pas mal d'alcool et vous aurez une bonne idée de
l'ambiance qui régnait après plusieurs heures de Carnaval. La difficulté
n'était pas de prendre une belle photo mais de rester « sec », imperméables avec capuches vivement conseillées! Le
dimanche, même défilé mais un peu plus calme, faut dire que la nuit de samedi
avait été rude. Pour se faire une meilleure idée de l'ambiance, le mieux est
sûrement de consulter les photos qui parleront d'elles mêmes.
Cerise sur le gâteau,
le jour de notre départ, la famille nous amène dès 7Hrs du matin à 15Kms de la
ville pour prendre un bain thermal en plein air. Tout simplement magique, bain
public chaud au milieu des montagnes puis bain privé encore plus chaud (cabine
de 2). Surprise de voir que dès 7hrs du matin la piscine extérieure est bien
remplie mais après y avoir mis les pieds l'on a compris pourquoi.
La deuxième raison de
revenir en Bolivie était la découverte des Missons
Jesuites à l'est de Santa Cruz. A partir du 17ème, les Jésuites établirent
dans cette région des missions, appelées « reducciones » en Bolivie,
regroupant églises, villages, fermes avec un apprentissage de la musique et de
l'agriculture pour les populations indigènes locales. En moins de 70 ans (avant
la dissolution de l'ordre des Jésuites) ces Jésuites ont laissé une emprunte indélébile
dans le paysage local: églises classées au patrimoine de l'Unesco, école et festival de musique baroque. La plupart de ces églises
ont été bien restaurées, parfois un peu trop. Mais au-delà des églises, se balader
dans cette région permet de découvrir une multitude de petits villages paumés
au milieu de nulle part, de se familiariser avec les routes exécrables et
d'admirer en pleine nature une foule d'oiseaux et quelques toucans majestueux.
Après avoir parcouru
plusieurs villages des Missions Jésuites, nous avons posé nos sacs à Samaipata puis Tarija,
région de production du vin Bolivien ! On a loué des VTT et fait plus de
60Kms pour visiter cette région des vins et déguster pas mal d'entre eux !
Notre dernière destination en Bolivie fut Tupiza,
une ville déjà visité il y a 4 mois mais un peu vite! Quelques nuits de plus
pour visiter à pieds les merveilleux canyons qui entourent la ville et départ
pour une xième fois pour l'Argentine. Plus que 4 semaines avant le retour au
bercail, çà fait tout drôle de se dire qu'il y a une fin...
Carnival in Oruro
one of the Jesuit Missions
Travellers' shadows.....
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Publié à 04:06, le 2/04/2011, dans L Bolivia, Tilcara Mots clefs : |
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The first
time we went to Chile, we
visited Chiloe Island and were agreeably surprised to
find beautiful landscapes, good, varied food and very nice people. The second
time we went to Chile all
this was confirmed and reinforced and we can now say that Chile was one
of the surprises of this trip. Before leaving we heard a lot about Argentina but less about the rich diversity of Chile, so we
did not expect much. And as it turned out, sometimes it is better not to set
your expectations to high.
Our return
to Chile started in Ushuaia
where we took a bus for a long ride to Punta Arenas, from where we took a flight to Santiago
(another 40 hrs in the bus was even for us too much). We spend one day in Santiago, discovering a
very nice market with good fish and some attractive buildings in the centre.
The next
day we went to Valparaiso (Valpo) and found a very
interesting, intriguing city. Port activities and tourism seems to co-exist
without any problem (the commercial harbour is really in the middle of the town).
Coloured houses are stacked to gaping heights along the sea scattered at the
different "cerros" (hills). The cerros are connected by steep footpaths and
Valpo's famous ascensores (elevators) built in the golden
period from 1883 to 1916.
Valpo was
once an important stopover for foreign vessels, but its decline began with the
1906 earthquake and the opening of the Panama canal
in 1914. However, it is still an important port for Chile
but also for Argentina and Uruguay as transporting freight from Asia to these
countries by road from Valpo is less expensive than by vessel rounding the Cape Horn in the South.
We had
reserved a room in a B&B but almost regretted it when we saw the impossible
steep slope that we had to climb to get there. But once we got there we did not regret it at
all as it had all a backpacker can wish for: nice common areas, a kitchen, WIFI
and book exchange. The place is kept by a French guy and before showing us the
room we had to answer a question. He showed us a picture of Mont St Michel and
asked us in which region it was located. Luckily for us I knew the answer: Normandy otherwise we
might have had to sleep outside .
We spend a
few very nice days in Valpo exploring its Cerros by foot and by using its
ascensores. A lot of houses and walls are decorated with paintings and while
admiring these you forget the steep steps that took you there. We would
have liked to stay a little bit longer there but our schedule was a bit tight:
we had to be in Bolivia, Oruro, the 5th
of March for its famous carnival and had another 2000 km to go...
Our next
stop was Valle del Elqui and more
precisely Pisco Elqui, a little
village cradled in the valley. This valley is famous for its Pisco production. A
grape brandy produced by a double distillation. It is an amazing view to see
the green valley surrounded by bare red hills, like an oasis in the desert. The
region is also known for its clear skies and a lot of observatories are to be
found here. However, when gazing upon the sky one night we concluded that the
sky above our home in France
was at least as clear.
The next
day we hired some bikes and were dropped of 600m higher and 14 km away in a little
village. All we had to do was cycling back downwards while enjoying the amazing
views. After the last biking experience in Chile I was of course a little bit
afraid of the dogs, but the relaxing atmosphere of this valley also seems to have
influenced the dogs, they hardly opened an eye when we passed.
The last
stop in Chile was Arica,
a town that we reached after 23H in the bus. The last 10 hours of the bus ride
was through a very arid landscape, sand and rocks everywhere on the right hand
side and on the left hand side the ocean. We really did like Arica, not in the last place because of the
nice hostel we found there, but also because of its climate (warm but with a
little sea wind), surroundings and its little harbour where every morning the
fisherman anchored and emptied their boats surrounded by pelicans. But the most
surprising was to find a parking lot inhabited by a colony of sea lions.
Undisturbed they were lying there behind, in front and even between the cars.There was
even a trace of a Frenchman in this town: Eiffel built a church and a custom
building over there, his style easily recognisable.
Our last
part in Chile we spent in a
bus climbing to dazzling heights to cross a 4300 m pass to go to Bolivia. And I
can assure you that the climb from sea level to this height did not go
unnoticed by our body: we felt really dizzy, wobbling on our legs and our heart
rate had doubled....where we going to feel like this the following days as
well??? You'll find this out in our next post from Bolivia...
Chili, Rebelote.
Notre première visite
au Chili avait été pour l'Île de Chiloe qui nous avait agréablement surprise
par la beauté de ses paysages, sa bonne nourriture variée et ses gens
charmants. Notre deuxième passage dans le pays a confirmé et renforcé ces premières
impressions. Le Chili est définitivement une des bonnes surprises de ce voyage.
Avant de partir nous avions surtout entendu les louanges de son voisin
l'Argentine et de ce fait nous n'attendions pas trop de ce pays. Comme quoi, il
vaut parfois ne pas trop attendre et être agréablement surpris.
Notre retour au Chili
a démarré par un bus d'Ushuaia pour Punto
Arenas, d'où nous avons pris un vol vers Santiago deux jours plus tard. Après notre accident, nous n'étions
pas très chaud pour faire 40Hrs de bus! Une journée dans la capitale pour
découvrir son très joli marché bien achalandé en poissons, ses beaux bâtiments
du centre ville et son petit mont qui surplombe la ville.
Le jour suivant,
départ pour Valparaiso (Valpo) et
découverte d'une ville intéressante et surprenante. En effet, activité
portuaire, base militaire navale et tourisme co-existent sans aucun problème
dans cette ville classée Unesco. Les maisons colorées s'étendent le long des
différents versants des collines qui surplombent la ville (Cerros). L'on
accèdent aux différents Cerros par des escaliers ou en utilisant les fameux ascenseurs
mécaniques construits pendant la période d'or de la ville (1883-1916). Valpo
était un port important pour les bateaux cargo mais son déclin a débuté après
le tremblement de terre de 1906 puis s'est accéléré lors de l'ouverture du
canal de Panama en 1914. La ville reste cependant un port important pour tout
le Chili, l'Argentine et l'Uruguay car le transport routier des cargos
asiatique reste moins onéreux que de passer par le Cape Horn plus au sud.
Nous avions réservé
une chambre dans un B&B mais au vu de la côte à grimper pour l'atteindre
nous avons été à deux doigts d'annuler! Après 15min de grimpette ardue, nous
n'avons pas regretté notre choix: chambre agréable, cuisine, Wi-Fi, jardin et
échange de livre (points important pour le voyageur longue durée) sans oublier
les histoires du patron actuel, ex-prêtre Français, venu il y a plus de 40ans!
Avant de nous enregistrer, ce dernier nous montre le Mont St Michel et nous
demande dans quelle région ce trouve le lieu ! Heureusement pour nous,
Inge a répondue la Normandie
sinon pas de chambre !!!
Nous avons donc passé
plusieurs jours à Valpo à explorer les différents Cerros, les escaliers
mécaniques et son « musée à ciel
ouvert » constitué d'innombrables peintures artistiques à même les
murs, marches denombreuses rues de la ville. Nous serions bien resté un peu
plus mais le Carnaval d'Oruro (Bolivie) nous attendait à 2000Kms de là, et
impossible de repousser la date.
Notre prochain arrêt
fut pour la Valle del
Elqui, plus précisément Pisco Elqui,
petit village perdu au fond de la vallée. Cette vallée est réputée pour sa
production de Pisco, eau de vie de raisin produit à partir de la distillation
du vin. La vallée verte offre un contraste surprenant avec les monts pelés
désertiques des montagnes environnantes. Une autre particularité de cette
vallée est son merveilleux ciel étoilé qui explique la présence de nombreux
observatoires astronomique. Bien qu'au dessus de chez nous en Auvergne, le ciel
est tout aussi beau !!!
Le jour suivant, nous
avons loué des VTT et nous nous sommes fait déposés à plus de 14Kms de la
ville, 600m plus haut, au fond de la vallée. Le retour a été facile, se laisser
descendre en admirant les paysages sublimes et s'arrêter au passage déguster ce
fameux Pisco. Cette fois ci, pas de problème avec les chiens qui semblaient
faire, eux aussi, la sieste.
Notre dernière étape
au Chili a été Arica, atteinte après
23Hrs de bus. La dernière moitié du voyage nous a fait découvrir un paysage
aride de sable et de rochers sur notre gauche et sur notre droite, l'océan.
Nous avons bien aimé Arica, pas seulement à cause du charmant hotel où nous
avons séjourné mais aussi par son climat (chaud mais avec un léger souffle
marin), son petit port où chaque matin les pécheurs viennent débarquer leurs
poissons et fruits de mer entourés de dizaines de pélicans et ses bons plats
locaux. Une grosse surprise aura été de découvrir sur le parking du port, une
petite centaine de lions de mer imperturbables éparpillés au milieu des
camionnettes et 4x4 des pécheurs. Autre particularité de la ville, l'église et
le bâtiment des douanes conçus par Eiffel puis envoyés par morceaux au Chili.
Notre dernier voyage
en bus au Chili nous a fait passer du niveau de la mer vers 4300m en quelques
heures. Le paysage était l'un des plus beaux vu à ce jour mais à notre arrivée
à Oruro (Bolivie, 3700m) nous avions tous les deux un petit mal de crâne et
Inge avait un cœur qui battait bien plus que la normale ! Lors du prochain
récit vous en saurez un peu plus sur notre acclimatation et sur ce fameux Carnaval d'Oruro.
One of the wall paintings in Valparaiso
Sunset in Arica
Parking attendant in Arica
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Publié à 19:54, le 17/03/2011, dans I Chile, Santa Cruz Mots clefs : |
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Mysterious
and mythic Patagonia,
finally we were going to discover this part of the world. For many people,
including ourselves, this part of the world evokes feelings of beautiful
roughness meandered by its magical road: route 40. Would this become a
memorable visit in our trip around the world? As you can read below, it was a
memorable trip but for other reasons than you would expect.
But let's
not anticipate and start with our departure from Buenos Aires mid January. As another couple
of friends (Roland and Lena) were going to join us in our trip to Patagonia the end of January, we decided to slowly travel
towards the meeting point Bariloche. We therefore descended the east part of Argentina and stopped in places not a lot of
tourists would go to: Sierra de la Ventana and Bahia
Blanca. The first one is close to a national park
where we hiked and the second place just a nice stop on the road. We wanted to
take the train to Sierra de la
Ventana to experience another way of locomotion but the train
was full. Luckily for us as we found out that it had more than a five hour
delay. However, another opportunity was offered to us when we left Sierra for Bahia Blanca a few days
later. And as we saw the interior of the train we were very happy to not have
taken the train before. Windows and shutters broken, seats ripped of from the
floors, people smoking in the train etc. Another enriching experience J.
After Bahia Blanca we went to Puerto Madryn, rather known for the Peninsula Valdes and its wildlife.
However, as the whales were gone, we decided not to go to the peninsula but to
rent bikes and visit a nearby sea lion colony. Did you know that a male sea
lion can have up to 15 females, and that they fiercely protect their
harem? They roar when another male comes
too close and this sound is much alike the one of a lion.
After this
interesting visit we decided to cross the country and to go to Bariloche. We spend a couple of days
there before escaping a week to Chile
(see last post) and came back the day our friends joined us. Together with them
we discovered the region around Bariloche by foot and car. Bariloche is
surrounded by beautiful mountain ranges and as soon as you hike up a mountain
your efforts are rewarded with stunning views. Bariloche officially belongs to
the lake region but for us it was the gateway to Patagonia.
We decided
to take a bus to the first stage of our Patagonia
tour, El Chalten. The bus would take
27 hrs to get there, along the famous road 40. But unfortunately, we never made
it to El Chalten as somewhere in the middle of nowhere the bus missed a curve
and slid downwards a bank and returned itself 90°C. Had it something to do
with the fact that I was seated in seat 13? Anyway, after the initial shock we
discovered our injuries: back pain, a very stiff neck and bruises everywhere.
But fortunately nobody was severely injured. There we were: in the middle of
nowhere (the first town was at 70
km) and no clue as what to do. Was this the Patagonia experience we had waited for??? But as usual in
these kinds of remote areas help came quite fast, every passing car stopped and
soon most of the people were evacuated to the closest town. As Roland was
completely blocked by his back we had a VIP service: we were transported to the
regional hospital (another 3hr drive) and spent the night there. X rays were
made and pain killers distributed. Philippe was diagnosed with a cracked rib
and was no longer able to carry our heavy backpack for a couple of weeks. But
with an old luggage carrier he fabricated himself a nice "luggage wagon" and instead
of carrying the backpack he is pulling it...
The next
day the company proposed us to continue our road via a detour; we would go to
the east coast and from there back to the western part via road 3, another
famous road in Argentina.
A huge detour, but all on bitumen road, and therefore much smoother. So we
decided to go to El Calafate and
would decide where to go next from there. I can assure you that we all used our
seatbelt during this bus ride !!!
El Calafate
is above all known for the famous glacier Perito
Moreno, the only one in the world that is still gaining ground. We visited
it on our own and I have to admit that it was really impressive, especially
when ice blocks tear off. This is associated with a lot of noise and this makes
the whole glacier very lively. We visited the glacier together with Jo and
Martin, 2 bus victims as well, and we toasted our good luck with a glass of
wine in front of the glacier.
After El
Calafate we went northwards to the place where we wanted to go in the first
place: El Chalten. We definitely did not regret going there as it turned out to
be a little village with an end of the world feeling surrounded by beautiful
mountain landscape appropriated for hiking. We hiked a few days and saw the
imposing Fitz Roy and the Cerro Torre. Beautiful.
From there
we had a few options: visit Puerto Natales (in Chile) to visit the Torre del Paine
national park or to go to Ushuaia. We did not have enough time to visit both of
them and the four of us decided to go to Ushuaia.
Another very long bus ride including 2 Argentina-Chile border crossings. At the
second crossing I found out that my passport wasn't stamped, so we went back to
the border. Apparently the border officials did not like this and the whole bus
was punished: every one had to get their luggage out and pass it through the X
ray machine. A complete waste of time.
Ushuaia
turned out to be a big city, whereas we expected it to be tiny, with coloured
houses and a real end of the world feeling. We visited the Terra del Fuego National Park and explored the town. However, we
have to admit that it was not the town that we had expected to find. I think
that we had a far more romantic image of it than its reality. But Ushuaia was
also the town where we met up again with Emilie and Stephane. We had met Emilie in
Sucre three months
ago and completely by accident we met again in Ushuia: a very nice surprise!!!
But all
good things come to and end and before we knew our ways split: Lena went to see
the penguins, Roland went by plane to Buenos Aires
and we went by bus to Puerto Arenas Chile, to take the plane to Santiago.
Patagonia was a very interesting part of our trip, we definitely liked it
landscapes but also felt that we spent hours and hours in the bus to get there.
But this mixed feeling is certainly due to our accident, an unexpected
happening that called for our flexibility, but as Philippe often says: it could
have been worse !!
Routes 3 et 40, en
route vers le bout du monde.
Patagonie, ce nom évoque à
lui seul quelque chose de mystérieux et de mythique avec des paysages sauvages
à perte de vue traversés par la fameuse Route
40. En ce début février nous allons enfin savoir si la réalité sera au niveau
de nos espérances! Comme vous le verrez plus loin ce fût un périple inoubliable
mais pas uniquement pour des raisons touristiques!
Ne mettons pas la
charrue avant les bœufs et commençons par le début c'est-à-dire notre départ de
Buenos Aires (BA) début Janvier. Après le départ de Jean et Annie, et en
attendant la venue d'un autre couple d'amis fin Janvier, Roland et Lena avec
qui nous prévoyons de découvrir la
Patagonie, nous sommes descendus vers le sud, en longeant la
côte Est, vers Sierra de la Ventana (SDLV) et Bahia Blanca. La première ville est
proche d'un parc national où nous avons fait une superbe ballade et la deuxième
juste un stop pratique pour éviter des déplacements trop longs.
Le train qui reliait
BA à SDLV était plein, aussi nous avons pris le bus, un peu déçus de ne pas avoir
pu découvrir les trains argentins. Mais lorsque nous avons découvert qu'il
avait eu plus de 5Hrs de retard nous étions moins déçus. On a quand même pris ce
même train quelques jours plus tard de SDLV pour rejoindre Bahia Blanca. Après
cette expérience nous avons été vraiment été très heureux de ne pas avoir pu trouver
de places à BA! En effet, impossible de trouver les N° de sièges ou de wagons,
sièges déglingués, fenêtres à rideaux de fer qui ne ferment pas, ventilateurs
au plafonds cassés, gens qui fument partout, arrêts intempestifs du tain, gros
retard à l'arrivée, bref, une expérience inoubliable à vivre à dose
homéopathique!
Après Bahia Blanca
direction Puerto Madryn réputé pour
sa Péninsule Valdès et sa faune
sauvage. Les baleines avaient quittées la péninsule quelques semaines plus tôt,
aussi nous avons préféré louer des vélos et partir découvrir une colonie de
lions de mer plutôt que de visiter la Péninsule Valdès.
Intéressant de voir qu'un mâle peut avoir un harem de 10 à 15 femelles et de
constater qu'il défend ses protégées vigoureusement contre toutes les
tentatives d'approche des mâles solitaire avec des bruits similaires au
rugissement des lions.
Après ce stop très
agréable, nous avons traversé le pays d'est en ouest vers Bariloche, ville souvent comparée à Annecy. Après plusieurs jours sur
place nous sommes partis une dizaine de jours au Chili (voir dernier récit) et
sommes revenus pour attendre nos amis. Avec eux, nous avons découvert la région
autour de Bariloche à pied et en voiture. La ville est entourée de merveilleux
lacs et montagnes et il suffit de grimper un peu pour admirer les vues à couper
le souffle: mariage réussi entre lacs et montagnes. Bariloche est située dans
la ‘Région des lacs' mais est aussi la porte d'entrée vers la Patagonie.
Nous décidons d'aller
vers El Chalten en bus (27Hrs) par
la mythique route 40. Malheureusement nous n'avons jamais atteint El Chalten
car notre bus, sur une route de terre détrempée par la pluie, a dérapé dans un
virage et, après avoir dévalé le talus de 2m s'est couché sur le coté. Il est
environ 16H. Inge n'aurait pas du choisir le siège n°13! Après le premier choc,
on découvre un bus éventré, des gens hagards, certains pleurent, et nous
faisons un premier bilan de nos blessures: douleurs dans le dos, la nuque, gros
bleus et coupure d'oreille pour Lena. Dans la boue, le vent, la pluie, la
grêle, on patiente à l'abri dans le bus en
attendant la venue des secours. On est à plus de 70kms du premier village, pas
de réseau de téléphone, aussi on attendra près de 3Hrs avant de repartir tous
les quatre en 4x4 puis en ambulance vers Bajo
Caracole pour les premiers soins, on repart ensuite en Ambulance vers Perito Moreno que l'on atteindra vers
23H. Roland fait le voyage allongé et sanglé sur une civière. L'ambiance n'est
pas au beau fixe mais on ne peut s'empêcher d'admirer le merveilleux coucher de
soleil sur la plaine. La prise en charge est ici plus sérieuse, Rayons X,
pilules et on passera la nuit à l'hôpital avec en guise de repas, de l'eau
fraîche et un sandwich gracieusement offert par la compagnie de bus, qui
prendra au passage tous les frais d'hôpital à sa charge.
Le jour suivant on se
voit offrir un billet par la compagnie de bus pour rejoindre El Calafate par la
route 3 qui, bien que plus longue, est elle bitumée tout du long et est donc
bien plus agréable pour la bande d'éclopée que nous faisons. De mon coté plus
question de porter le sac à dos (côte fêlée) et je me retrouve à tirer, équipé d'un corset
flexible, mon sac à l'aide d'un petit chariot comme un vrai SDF!
Nous voila donc arrivé
à El Calafate après un voyage sans
soucis et en ayant cette fois ci bien attaché nos ceintures! EL Calafate est le
stop incontournable pour visiter le fameux glacier Perito Moreno, seul glacier au monde qui continue à avancer. Nous
le visitons en compagnie de deux rescapés du bus, Martin & Jo, et il faut
admettre que le spectacle est assez époustouflant tant par le glacier lui-même
que par la multitude de bruits et de craquements des blocs de glace qui se
détachent dans l'eau. Devant un tel monstre sacré, nous avons tous trinqué d'un
verre de vin à notre santé!
Après El Calafate nous
sommes remontés au nord pour finalement visiter El Chalten, et conjurer le
mauvais sort! Pas de regret de faire demi tour car ce petit village perdu au
milieu des montagnes dégage une impression de bout du monde et nous a offert
plusieurs journées de trek inoubliables,
à allure réduite vu notre condition. Ballades vers l'imposant Fitz Roy enneigé ou vers le merveilleux
Cerro Torre entre autre. Suite à
notre accident de bus, il nous était délicat de nous arrêter à Puerto Natales
(Chili) pour effectuer d'autres treks dans le parc national Torre Del Paine
aussi nous sommes allés directement à Ushuaia,
la ville la plus australe du monde. Nous voilà reparti pour 21Hrs de bus et
deux passages de frontière. Au dernier passage, Inge réalise que son passeport
n'a pas été tamponné, aussi pour nous punir d'avoir oser faire la remarque, le
bus devra faire demi tour pour une fouille complète au Rayons X de tous les
bagages, no comment!
Ushuaia est en fait une
ville de plus de 200,000 hab bien loin du cliché que nous avions de petite
bourgade perdue au bout du monde avec des maisons en bois coloré au bord de
l'océan! Durant notre séjour de trois
jours nous visiterons le parc national « Tierra del Fuego » et la
ville. Cependant il faut bien admettre que nous sommes restés un peu sur notre
faim lors de cette visite car très loin de l'image mythique que nous en avions.
Par contre nous y avons recroisé par le plus grand des hasards, Emilie et
Stephan, un charmant couple belge. Nous avions croisé Emilie trois mois plutôt
à Sucre et nous avons été heureux de passer ensemble une autre soirée autour de
quelques bières.
Comme lors des visites
précédentes, est venu le temps de la
séparation. Cette fois ci, nos routes se sont séparées à Ushuaia. Roland est
reparti en avion pour Buenos Aires, Lena est remontée en bus voir les pingouins
et nous sommes nous repartis vers Punta Arenas (Chili) pour prendre notre vol
pour Santiago quelques jours plus tard et continuer notre route au Chili.
La Patagonie a été définitivement une partie très
intéressante de ce séjour en Argentine, et nous avons vraiment adoré ces
paysages même si les transports nous ont paru parfois un peu longs. Il est
probable que notre accident a affecté notre perception de cette région ou peut
être aurait t'il fallu faire une croisière de 10-14J en Antarctique pour avoir
d'autres sensations sur Ushuaia...Ce n'est que partie remise, en tout cas
l'accident de bus nous rappelle qu'il faut savoir s'adapter aux situations,
rester flexible et positif si l'on veut continuer à profiter pleinement de son
voyage ! Comme je dis souvent « It could have been worse ».
Hike in Sierra de la Ventana
No Philippe, you're not the only HERNANDEZ in South America........
In front of the Perito Moreno glacier
Cerro Torre, Parque Nacional Los Glaciares
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Publié à 13:58, le 1/03/2011, dans K Argentina, Arica Mots clefs : |
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